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mercredi 14 novembre 2012

Carte postale de New York





New York. Te reste-t-il un semblant d’humanité ?
Ville insomniaque où les klaxons emplissent les heures bleues.
Du haut du Rockefeller, je n’ai vu qu’une forêt d’acier froid et de béton.
Une sorte d’enfer cauchemardé, une apocalypse capitaliste.
Bien sur, tu fascines encore le monde.
Mais tes verticales font moins rêver
Que celles du Cerro Torre.

Manhattan. Qu’es-tu devenue ?
L’ïle aux nombreuses collines, Manna-hata.
Ainsi t’avaient nommé les indiens Lenape.
A tes pieds, je rêve des cours d’eau qui devaient couler là,
Du silence de la nuit,
Du chant des grillons
Et des forêts de bouleaux nains.

Mais, il ne reste de cette poésie
Que quelques traces effacées.
Des souvenirs.
Et les notes de saxophone d'un vieux black.

R


5 commentaires:

  1. "Du haut du Rockfeller, je n’ai vu qu’une forêt d’acier froid et de béton.
    Une sorte d’enfer cauchemardé, une apocalypse capitaliste"

    Tu es bien trop sévère avec New York que j'adore !... Moi j'y vois plutôt la construction matérielle d'un rêve imaginé par des populations d'immigrants italiens, basques, irlandais... ou bretons, (et plus tard chinois ou africains) qui n'avaient rien de commun entre eux à l'origine sinon leur profonde pauvreté, et qui ont réussi à construire en deux siècles une des nations les plus puissantes de la planète...
    Il ne faut pas regarder que la "Skyline" superficielle et touristique de New York mais toutes les strates superposées qui l'ont progressivement construite et ne sont pas toujours visibles du sommet des gratte-ciels... il faut vraiment que tu y retournes ! ;-)

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    1. Et c'est vrai que quand on découvre les noms des premiers immigrants, face au mémorial d'Ellis Island, on trouve d'avantage de noms Irlandais, Juifs d'Europe de l'Est, ou Italiens, que de noms Savoyards !(Regairaz, Montanaz ou Bouteilledegaz...)
      Le montagnard aurait-il peur des voyages en mer et de l'agitation des grandes villes ? :-)

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    2. Tu as peut-être raison : dans une telle ville, à trop vouloir en faire en trop peu de temps, on prend forcément une grande claque. Oui j'y retournerai... mais pour Brooklyn, pour le Bronx ; pour chercher dans Little Italy le New York des BD de Will Eisner.

      R

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  2. A venir y chercher des fantômes qui l'ont laissée depuis bien longtemps (des Indiens qui quittent leur île avec un peu de verroterie en main, Whitman, Fitzgerald, Lucky Luciano, Dylan, Lou Reed, Basquiat, Eisner, Warhol, Patti Smith, Scorsese...) ne risque-t-on pas forcement d'être déçu?... à moins peut-être qu'on y amène avec nous un peu de leur esprit et du rêve de New-York qu'il nous ont laissé...

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  3. "des Indiens qui quittent leur île avec un peu de verroterie en main"

    ... et en disant "On a bien fait de tourner l'Apache, dorénavant on restera un peu plus sur notre réserve !" ?

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